La Tour d’abandon

     C’est le titre du premier roman de Marina Salzmann, publié le printemps dernier par les Éditions Bernard Campiche.

     Le personnage central, pivotal, est une jeune femme du nom d’Anna, vivant et enseignant dans une ville non nommée (comme les autres lieux de l’action), mais qui a des traits communs avec Genève. On est en Suisse, dans « un îlot de paix entouré d’un océan de sang ». Anna est le plus souvent présente sur les lieux de l’action ; tantôt c’est elle qui raconte, tantôt l’histoire est racontée par une instance narratrice, mais qui appréhende presque toujours les choses et les évènements à travers le prisme mental de l’héroïne.

     L’histoire est répartie en quatre parties, intitulées « saisons », à commencer par un été. Au début, Anna se rappelle dans un demi-rêve le voyage qu’elle a fait en Sicile voici peu pour tenter de découvrir des informations sur la vie dans cette île de son frère jumeau Pablo. Pablo y a été assassiné par la Mafia, parce qu’il tentait de retrouver un tableau du Caravage dérobé et caché par les voleurs. Elle y rencontre une femme qui a vécu avec son frère. Puis elle quitte la Sicile et rejoint sa famille qui passe ses vacances plus au nord.

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